Le marché convulsionnaire
Le couperet tombe, un peu à n’importe quelle heure vu les fuseaux horaires et l’ubiquité des places phynancières, le marché tombe, s’écroule, rebondit, s’étire, se cabre, s’allonge et convulse, bref fait le bacon.
On nous montre les mines tour à tour débitées, ahuries, réjouies et illuminées des boursicoteurs, ça nous illustre combien ces gens sont humains au fond, et si expressifs, la bourse, c’est aussi le cours de leurs émotions, et c’est touchant.
Il y a cependant de quoi se demander pourquoi la terre entière génuflexe plus bas qu’un hérétique repentant devant Sa Sainteté le Marché, comme un moribond en instance d’écervellage au grand tribunal du Père Ubu.
Il y a en effet de quoi se questionner devant un principe dont on tonitrue qu’il est fondamental à nos sociétés et notre bien-être et qui pourtant démontre la constance d’une maniaco-dépressive en mal de réconfort psychotrope.
Non. Devant tant de bêtise, le Front de libération de la ‘Pataphysique ne peut qu’affirmer l’impérieux besoin d’un retour au principe fondamental, à la Gidouille-Mère comme moteur du monde. Devant l’omnipotence de la logique marchande, seule la pensée en spirale peut déculotter l’instrumentale et montrer sa profonde impuissance à reproduire le sublime de l’expérience ‘pataphysique.
La ‘Pataphysique est, plus que jamais, nécessaire au revirement ontologique de nos sociétés aspirées dans une inflation de détournements éhontés de fonds et de sens communs, de graissage de pattes dans le sens du poil qui ne sait plus s’hérisser. Devant l’essouflement de l’argumentaire du Capital, qui ne sait plus que convulsionner comme une baudruche en chaleur pour arriver à ses fins et à toujours plus de phynance sur le dos du peuple, seule la Grande Verge Courbe saura enfiler la masse des rentiers qui, à cours d’arguments, s’avèrent plus centrifugeusement mesquins que jamais.
Un seul cri de raliement: QU’ÉCLATE ENFIN CETTE MASCARADE, À GRANDS COUPS DE GIDOUILLE DANS LA LOGIQUE TRAVESTIE!

novembre 14th, 2011 at 19:22
!!!