juin 25 2013

Le camp de rééducation néolibéral

Baron Castor

La dernière intervention, inoubliable, du Baron lors de la saison 2012 des Étés Généraux, avec un peu de retard:


juil 18 2012

Le Boursicoteur

Baron Castor

Le Tribunal de la Mécréance convoque la sous-merde par excellence de notre époque: le Boursicoteur


juin 18 2012

Le Tribunal de la Mécréance est né!

Baron Castor

Après un trop long silence, le Baron Castor laisse finalement libre cours à sa verve sur les ondes de CIBL quand on lui en laisse l’espace. Le 5 juin dernier il a mis sur pied le Tribunal de la Mécréance avec son pote Simon Beaulieu (alias maître Boa), convoquant Petit Jean et ses clowns pour un jugement sans appel…


nov 25 2009

De l’ontologie de la barbe

Baron Castor

« J’ai laissé pousser ma barbe pour voir pourquoi on se laissait pousser la barbe. Et je n’ai rien trouvé qu’une barbe. La barbe est la raison de la barbe. »
- Boris Vian

La barbe est, avant toute chose, un état d’esprit. Véritable logorhée capilaire, elle confère une aura mystérieuse, quasi-shamanique à qui la cultive dans sa multidimensionalité. Barbe poétique, barbe éthérique, la barbe est d’abord intérieure, la rugosité des joues n’étant que la contingence parfois plus ou moins heureuse d’une racine beaucoup plus profonde de l’ethos du mec impénitent. Véritable lien unissant l’homme présent à sa remontance immémoriale, la barbe postmoderne s’affirme cependant aujourd’hui comme refus du lisse conformisme d’une société vidée de tout sursaut hormonal. Barbe à la face d’un monde mièvre et servile, vacciné et épilé, aseptisé à la dissidence de l’esprit insoumi. Barbe-bohème dans les marges du discours consensuel, insoumise au peigne de la pensée politically-correct. Barbe-révolte comme un trop-plein qui remonte au joues et jette ce cri par-devant le monde: BARBE TA FACE!


oct 29 2009

Le marché convulsionnaire

Baron Castor

Le couperet tombe, un peu à n’importe quelle heure vu les fuseaux horaires et l’ubiquité des places phynancières, le marché tombe, s’écroule, rebondit, s’étire, se cabre, s’allonge et convulse, bref fait le bacon.

On nous montre les mines tour à tour débitées, ahuries, réjouies et illuminées des boursicoteurs, ça nous illustre combien ces gens sont humains au fond, et si expressifs, la bourse, c’est aussi le cours de leurs émotions, et c’est touchant.

Il y a cependant de quoi se demander pourquoi la terre entière génuflexe plus bas qu’un hérétique repentant devant Sa Sainteté le Marché, comme un moribond en instance d’écervellage au grand tribunal du Père Ubu.

Il y a en effet de quoi se questionner devant un principe dont on tonitrue qu’il est fondamental à nos sociétés et notre bien-être et qui pourtant démontre la constance d’une maniaco-dépressive en mal de réconfort psychotrope.

Non. Devant tant de bêtise, le Front de libération de la ‘Pataphysique ne peut qu’affirmer l’impérieux besoin d’un retour au principe fondamental, à la Gidouille-Mère comme moteur du monde. Devant l’omnipotence de la logique marchande, seule la pensée en spirale peut déculotter l’instrumentale et montrer sa profonde impuissance à reproduire le sublime de l’expérience ‘pataphysique.

Gidouille

Gidouille

La ‘Pataphysique est, plus que jamais, nécessaire au revirement ontologique de nos sociétés aspirées dans une inflation de détournements éhontés de fonds et de sens communs, de graissage de pattes dans le sens du poil qui ne sait plus s’hérisser. Devant l’essouflement de l’argumentaire du Capital, qui ne sait plus que convulsionner comme une baudruche en chaleur pour arriver à ses fins et à toujours plus de phynance sur le dos du peuple, seule la Grande Verge Courbe saura enfiler la masse des rentiers qui, à cours d’arguments, s’avèrent plus centrifugeusement mesquins que jamais.

Un seul cri de raliement: QU’ÉCLATE ENFIN CETTE MASCARADE, À GRANDS COUPS DE GIDOUILLE DANS LA LOGIQUE TRAVESTIE!


oct 25 2009

Crise économique et pompe à phynance

Baron Castor

Jour après jour, les médias nous assaillent de nouvelles pitoyables de l’économie qui boîte, crache et morve, qui fait tous les temps et surtout le mauvais. On voit la chute du dollar (pas si terrible puisque le nôtre a des ailes, sacré huard va), la chute des indices boursiers, les fermetures d’usines, les gros chars qui ne se vendent plus, bref l’économie qui débande.

Malgré la pluie de milliards que les gouvernement font tomber sur la gueule des boursicoteurs illuminés et des gérants de banque qui ont la poche sans fond, rien n’y fait, on nous dit que tout va mal, qu’il faut aider la phynance, qu’elle se porte mal, pauvre petite mère freluquette au chevet de laquelle il faut accourir à grands coups de toniques dopés à l’argent des contribuables.

Il est sans conteste rassurant de savoir que nos gouvernements ont effectivement le fric nécessaire pour aider ceux qui comptent vraiment, les boursiers, banquiers, assureurs et autres rentiers minables de ce monde, et qu’on ne perd pas notre argent à renflouer des flâneurs ineptes comme les artistes, les sans-abris, les monoparentaux et autres abuseurs du système. Ça réchauffe le coeur à voir.

Permettez moi de rappeler ici un concept fondamental de ‘Pataphysique et qui m’apparaît avoir toute la pertinence d’un Hummer sur les routes pour expliquer le présent état des choses. LA POMPE À PHYNANCE.

La pompe à phynance est l’outil économique préféré du Père Ubu, son petit Breton-Woods personnel, son cycle de Doha, si vous voulez. La pompe à phynance fonctionne d’ailleurs de paire avec la machine à décerveller, avec laquelle elle travaille selon le principe des vases communiquants. Le principe est simple: plus la pompe à phynance s’active, plus il y a de décervellage. Plus on décervelle, mieux la pompe à phynance se porte. Voici une illustration:

Le principe est vieux comme le monde, mais il est fascinant de voir à quel point il est toujours actuel. Que ne décervelle-t-on ces temps-ci pour tenter de réactiver la pompe à phynance. Ou, pour prendre la chose autrement, les efforts incroyables consentis sur notre dos à tous pour réactiver la pompe à phynance se font, sans conteste, à grands coups de décervellage, outrageusement médiatique. Et ça fait mal à l’intellect de ceux qui ont encore une dose de cynisme rancunier envers ces salopes de rentiers qui nous ont mis dans ce merdier.

Mais que faire devant un processus aussi vil et qu’on nous présente malgré tout comme nécessaire? Comment empêcher de renflouer des voleurs qui, après nous avoir fraudés, prennent notre argent collectif pour mieux se remettre sur pied et continuer leur besogne? Il n’est d’autre solution que la Gidouille combattante. Le temps est venu d’une révolution ‘pataphysique qui instaurera son ordre saucial comme un coulis à la gueule des parvenus, comme une botte au cul des souffreteux qui veulent nous fourrer avec une pissette molle.

Qu’on se le dise: devant tant de conneries présentées comme autant de nécessités, seul l’Absurde vaincra, seule la verve combattante saura gagner sur la raison instrumentale qui nous présente un ordre de domination comme l’ordre naturel des choses. VIVE LA ‘PATAPHYSIQUE LIBRE!


oct 10 2009

Venue au monde

Baron Castor

Le Blogue du Baron Castor voit le jour en cette grisaille automnale, comme une réveil ‘pataphysique après une période de laisser-aller.

Et quoi de mieux que des élections pour faire s’ériger la verge du cynisme toujours à l’affût? Sachez, Messieurs et surtout Mesdames, qu’il n’était possible au Baron de rester coi devant, et encore plus derrière, tant de connerie.

Le Baron vous en promet donc de bonnes du genre qui frappent, ça viendra au gré des conneries déversées, ça giclera comme un party de mangues d’où tout le monde sortira un sourire au coin.

Attelez-vous donc comme on s’attèle un soir de dévergonde, les pointes seront tendrement chauffées à blanc.


oct 8 2009

Retour

Baron Castor

De retour d’un exil virtuel dans un tout-inclus un peu étrange chez un serveur texan, le Baron Castor reprend sa plume à pleines mains, révisera ses anciens textes et lancera, une fois pour toute, son plan de conquête symbolique de l’Amérique française.

Invitation à tous les férus d’absurde qui ne chignent pas devant une logorrhée chauffée au blanc du cynisme le plus vif, voici un espace érigeant la subversion écrivante en maquis carnavalesque face au troupeau impérialiste et conformiste des encravatés en laisse sociale.

Que ce soit dit, le Baron Castor a la dent longue et affûtée, et il prépare son coup depuis longtemps.